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 Clayworth, Rockefeller ; Les Origines. \ô7

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Armée de l'Air
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MessageSujet: Clayworth, Rockefeller ; Les Origines. ô7   Lun 28 Mai - 13:17

Jane Clayworth.

Jane Clayworth était une pianiste. Une jeune femme pleine de talent et d’avenir, passionnée par la musique. Élevée dans le luxe et les traditions, elle était, jadis, une enfant très calme et respectueuse, aux rêves simples. Elle ne se voyait pas vivre une épopée fantastique, connaître mille et un dangers avant que son prince ne vienne la sauver. Non ; elle rêvait plutôt d’un bel homme qu’elle rencontrerait lors d’une réception, qui serait envoûté par sa musique et lui déclarerait son amour le soir même. Elle le voyait grand, brun, fort et courageux, avec des yeux perçants et un sourire ravageur. Elle voulait être unique aux yeux de cet homme, qu’il voit en elle une muse et une déesse à la fois. Jane Clayworth n’était pas une aventurière à l’esprit rebelle ; c’était une femme romantique et rêveuse.

Aussi sa rencontre avec Beal Rockefeller, l’homme qui deviendrait l’amour de sa vie, ne fut guère proche de ce dont elle avait rêvé. Ils étaient encore bien jeunes. Elle, au lycée, à peine seize ans, et lui, un jeune soldat de vingt ans fraîchement revenu au pays ; rien ne les reliait et pourtant, il fut le prince qui la sauva du danger. Cette jeune fille à la longue chevelure blonde et au regard vert émeraude fut malgré elle témoin d’une scène qu’elle n’aurait jamais due voir.

Jane rentrait chez elle après avoir passé la soirée chez une amie. Marchant à côté de son vélo, elle avait prit une route de campagne afin de pouvoir observer le ciel tout en avançant. Mais ce qu'elle vit à quelques dizaines de mètres d'elle, au pied d'un arbre, changea radicalement sa vie. Un homme, après avoir déposé une valise dans les mains d’une femme, fut froidement abattu par cette dernière. Horrifiée, la lycéenne cria et voulu s’enfuir. A ce moment là, elle se disait qu’elle était en plein cauchemar et que ce qu’elle avait vu ne pouvait être la réalité. Quand elle senti le gant froid de la criminelle attraper son poignet, Jane se disait que ce genre de scène n’existait que dans les films, que ce n’était pas possible qu’une telle chose arrive. Elle ferma les yeux, tétanisée par la peur. Elle hurla qu’elle ne voulait pas mourir. Et puis, plus rien.

Quand elle rouvrit les yeux, il lui semblait voler. Elle se sentait légère, libre, avec le vent caressant son visage. Et si c’était là les sensations qu’elle avait, sa vision lui montrait tout autre chose ; elle était attachée à un jeune homme qui tenait une corde elle-même reliée à un hélicoptère. Elle n’oublia jamais le profil sombre de ce jeune homme, ni le bras fort qui la maintenait contre lui. Et plus encore que tout ceci ; elle remercia le ciel lorsqu’il tourna son visage vers elle et lui sourit. Beau, brun, sourire ravageur, des yeux bleus et perçants, fort et courageux. L’homme de ses rêves.

« Putain tu fais pas semblant d’être lourde ! »
Un peu moins après cette phrase.

[...]


« Beal Rockefeller. Qu'est-ce que c'est moche comme nom.
-Il t'a quand même sauvé la vie, Jane ! »
Le livre de mathématiques de la blonde tapa brièvement la tête de sa voisine.
« Il est mal élevé, grossier, m'a tripotée et en plus il... !
-... il ? »
Le regard moqueur de son amie fit rougir Jane qui se leva d'un bond en poussant sa chaise.
« IL EST MOCHE ! »
Les éclats de rire qui s'élevèrent parmi ses amies finirent d'énerver Jane qui quitta subitement le salon.
Trois jours s'étaient écoulés depuis l'accident, et ce garçon était devenu le centre d'attention de beaucoup de filles depuis qu'elles l'avaient vue en sa compagnie. Tapant nerveusement du pied, la blonde était partie bouder dans sa chambre, laissant ses invités entre elles.
Jane s'en souvenait bien, de ce soir là. Lorsqu'ils avaient posé le pied sur le sol, ce Beal n'avait pas perdu une miette de son sourire et tapotait ses doigts sur la hanche de Jane, s'amusant de la voir rouge pivoine. Elle fuyait son regard, était crispée, et lui, il en riait. C'est un malotru ! se disait-elle à chaque fois. Le pire pour elle était lorsqu'il la ramena jusqu'à son domicile. Il avait été tellement grossier en chemin !

« Je suis Jane Clayworth et j'exige que... que vous me laissiez tranquille !
-Ho, donc la petite barbie blonde que tu es veut rentrer au bercail sans escorte ? Tu n'as pas peur d'attirer tous les frustrés du coin ?
-"Frustrés" ?
-Une petite vierge si innocente ! Argh, Dieu, c'est un crime de laisser une fille avec autant d'ignorance... ou bien est-elle trop stupide ? Je ne saurai dire... Ô Dieu tout puissant, pardonnez moi...
-HÉ ! Ne faites pas comme si j'étais pas là, je peux vous entendre et j'ai très bien compris de quoi vous parliez !
-Haaaaa, donc mademoiselle Barbie a eu un éclair de lucidité en chemin ?
-Pardon ?
-Décidément il semblerait que richesse n'aille pas avec perspicacité et intelligence.
-Ne m'insultez pas de la sorte ! Je ne vous y autorise pas, vous ne me connaissez pas !
-Ce qui est sûr c'est que tu es aussi chiante que n'importe quelle bourgeoise qui se repose sur les acquis de ses parents.
-Ce n'est pas vrai !
-Mais tu es mignonne, alors je te pardonne si tu m'embrasses, d'accord ?
-Mais... M-m-mais vous êtes ignoble ! Laissez moi tranquille, ne m'approchez plus !
-Hahahaha !
»

Et il avait continué tout le long du chemin, à se moquer et être vulgaire. Un vrai pervers. Jane se mordit la lèvre et s'assit sèchement sur son lit, malmenant son chandail avec ses doigts fins. Mais quel malpoli ! Qu'il est stupide ! Il n'a pas eu d'éducation, c'est impossible ! A lui tout seul, il avait brisé nombre de rêves de la demoiselle. Elle qui, au premier coup d'oeil, avait pensé qu'il serait l'homme de sa vie, la voilà hanté par l'image d'un pervers au sourire diabolique. Ravageur certes, mais diabolique. Elle se prit le visage dans les mains et poussa un long soupir, avant de taper des pieds et s'allonger sur son lit, allant se cacher sous l'oreiller. Il avait été vraiment ignoble avec elle.

« Voilà, chez toi.
-C'est bon ! Je suis en sécurité maintenant. Alors laissez moi et rentrez chez vous.
-Ha ? Tu veux déjà te débarrasser de moi ? Mais tu semblais tellement amoureuse quand tu m'as vu !
-C'est impossible ! Vous... vous êtes moche et trop vieux.
-Je m'en tape, je vais rencontrer tes parents.

Les portes de l'immense bâtisse s'ouvrirent, dévoilant un hall plein de richesses.
-Je ne veux pas ! N'entrez p-SORTEZ IMMÉDIATEMENT !
-Fiouuuu ! Wah, balèze la baraque. Ah ouais quand même, t'es vraiment une gosse de riche.
siffla-t-il. Pourtant le jardin a pas tellement de gueule à côté.
-Je me fiche de votre avis, sortez ! Je ne veux pas que v-
-Jane ! Jane ma chérie !
-Maman ! »
Une frêle femme, vêtue d'une simple robe de chambre, dévala les escaliers pour se ruer sur sa fille et la prendre dans ses bras. Elle lui embrassa le front, vérifia qu'elle allait bien, puis se tourna vers le garçon présent.

C'est le pire goujat que le monde ait pu voir ! Allongée sur le dos, fixant le plafond, Jane n'arrivait pas à oublier cette scène. Ni ce garçon. S'il avait été horrible avec elle jusqu'à ce moment là, elle se demandait comment il avait pu ainsi mentir à sa mère. L'image du prince charmant qu'il avait brisée était revenue pour quelques instants, et elle s'était inquiétée quant à ses intentions.

« Madame, le garçon s'inclina respectueusement devant la mère, pardonnez mon intrusion. J'ai jugé préférable d'escorter votre fille jusqu'à son domicile où elle sera plus en sécurité qu'ailleurs.
-Ne vous excusez pas jeune homme, mon mari m'a prévenue. Il est actuellement avec votre supérieur, lui-même nous ayant garanti que vous êtes son meilleur élément. Il nous expliqué que c'est grâce à vous que cette criminelle n'a pu avoir notre fille. Nous vous remercions sincèrement d'avoir pris soin de Jane. Puis-je connaître votre nom ?
Le jeune homme se redressa et afficha un sourire particulier. Celui même dont rêvait Jane. Celui qu'il lui avait adressé lorsqu'elle l'avait regardé la première fois. La blondinette jeta un coup d'oeil à sa mère, qui se mit aussi à sourire. Ce sourire marchait donc aussi sur elle, et l'enfant soupira.
-Rockefeller. Beal Rockefeller, Madame.
-Eh bien, jeune Rockefeller, sachez que vous avez toute ma gratitude, et que si un jour vous avez besoin de quoique ce soit, n'hésitez pas à faire appel à nous.
-Merci, Madame Clayworth. En fait, je...
Son regard se baissa, dérivant sur le marbre. Jane arqua un sourcil, surprise et méfiante. C'était quoi cet air timide qu'il affichait, là ?
-Auriez vous quelque chose à me demander ?
-C'est exact. Il releva le regard vers Jane, puis le reposa sur la mère. J'aimerais demander l'autorisation de pouvoir sortir avec votre fille. Ca a été véritablement le coup de foudre. »


-MAIS QUEL ABRUTI ! Abruti ! Abruti ! Abruti ! Imbécile espèce de pervers abruti mal léché goujat malotru malpoli stupide stupide stupiiiiii-AÏE !
Le pied de Jane venait soudainement de percuter le coin en coin de son lit et elle se rassit soudainement, massant son pied douloureux. Elle poussa un gémissement de douleur, tout autant à cause de son petit accident, que lorsqu'elle repensait à la réponse que sa mère avait donnée. C'est la chose la plus STUPIDE que ma mère ait pu dire de TOUTE sa vie !

« Prenez soin d'elle je vous prie.
-Je vous le promets, Madame. »


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MessageSujet: Re: Clayworth, Rockefeller ; Les Origines. \ô7   Mar 12 Mar - 3:47

Jane Clayworth.

Le monde est parfois injuste, il réserve de mauvaises surprises, tout comme il peut en cacher des bonnes. À l'époque, Jane Clayworth ne voyait en Beal qu'un homme grossier et malsain, une brute sans cervelle qui jubile à l'idée de partir risquer sa vie ─ quand il ne la provoquait pas de toutes les façons possibles. S'introduire dans ma chambre en pleine nuit pour m'embêter, apporter des fleurs à ma mère, m'attendre à la sortie du lycée... ce mec n'a pas de vie ou quoi ?! Il est envahissant ! Elle était pourtant loin de s'imaginer à quel point le hasard n'avait pas sa place avec un homme tel que lui. Plus le temps passait, et plus elle le détestait, et plus il en était satisfait. Pourtant, un jour sur le chemin du lycée, elle fut surprise de découvrir une expression triste sur son visage. Intriguée, elle ne put s'empêcher de le questionner.

- Pourquoi faites-vous cette tête ?

Sa question l'avait surpris. Il avait simplement tourné la tête en souriant, rétorquant que c'était parce qu'il trouvait dommage qu'une fille aussi jolie qu'elle soit aussi stupide. La dispute qui suivit le fit bien rigoler, mais dès lors, un étrange pressentiment se mit à hanter Jane qui n'arrivait pas à oublier ce visage. Qu'est-ce qui peut bien le tracasser à ce point ? Elle trouva la réponse le soir-même.

Si elle avait pu revenir en arrière, Jane l'aurait fait sans la moindre hésitation. Elle ne se serait jamais approché de Beal, n'aurait jamais quitté sa famille et encore moins sa grande demeure. Les hurlements de douleur et de peur, ses sanglots, les visions horribles auxquelles elle avait assistées, l'inquiétude de Beal dont le corps était recouvert de sang, le bruit des poutres qui s'effritent ; tout ça, elle aurait aimé ne jamais le connaître, ou périr avec les siens.

Si on lui apprit rapidement la vérité, il lui fallut de nombreux mois avant de l'accepter. Au départ, on lui appris qu'il s'agissait d'un bête accident, une fuite de gaz et une explosion dans la cuisine avant que toute la maison ne s'enflamme. L'hôpital psychiatrique dans lequel on l'avait envoyée ne l'avait en rien aidée. Chaque nuit elle se rappelait de cette vision d'horreur, d'un bonheur qui s'écroule en un instant, mais elle demeurait de marbre, comme prisonnière d'un songe. Comment cela avait-il pu arriver ? Comment est-ce que l'on avait pu lui retirer ainsi sa famille, ses proches ? Le plus dur pour Jane ne fut pas tellement ce souvenir.

Beal, comme une fois par semaine, vint rendre visite à Jane. Il était en uniforme et déposait son couvre-chef sur le coin du meuble dès qu'il poussait la porte. Et comme à chacune de ses visites, Jane lui tournait le dos et se cloitrait dans un silence quasi-mortuaire. Le jeune militaire, à peine remis de ses blessures, n'avait jamais manqué de venir la voir mais il se heurtait à un bloc de glace qu'il n'aurait jamais pu prédire. Jusqu'à ce que, par le simple fait de venir lui toucher la main, Jane explose de rage contre lui.
« Tu le savais ! Tu étais au courant de tout ! Pourquoi tu n'as rien dit, rien fait ?! Tu as même osé venir me chercher au lycée comme si tout allait bien ! Tu savais parfaitement ce qui allait se passer là-bas et tu as gardé le silence ! C'est de ta faute ! Tout est de ta faute ! Tu n'es qu'un traître, un lâche ! Ses poings s'abattirent sauvagement sur le torse de Beal qu'elle repoussa de toutes ses forces. Va brûler en enfer pour avoir tué ma famille ! Tu ne mérites pas... ! Tu ne... Je... je... »
Et alors qu'elle criait, ses yeux s'étaient embués de larmes. Enfin, elle cédait. Elle s'exprimait. Et alors qu'elle criait, sa voix s'était lentement affaiblie jusqu'à mourir dans des sanglots qu'elle ne pouvait plus retenir. Elle n'avait plus la force de rien, pas même de repousser une nouvelle fois les bras qui venaient l'entourer.

Ce que Jane ignorait à ce moment là était le poids qui avait longuement pesé sur les épaules de Beal. Elle avait ignoré pendant longtemps combien il s'était battu pour la protéger et ce au risque même de se voir trahir les siens. Depuis le début, il n'avait été là qu'en tant que pion. Un vulgaire bouffon que ses supérieurs s'amusaient à faire bouger dans tous les sens sur leur échiquier, rongé par la culpabilité de certains de ses actes. La jeune Clayworth n'avait vu que le monstre en surface, ce rôle qu'on lui avait confié. Ce qu'elle ne compris jamais, c'était pourquoi il était encore là pour elle.

« Jane ? A quoi tu penses ?
- J'étais juste en train de me rappeler que ma mère buvait tout le temps ce thé... à toute heure dans la journée. Elle avait même le réflexe de tapoter son petit doigt sur sa tasse quand elle réfléchissait. »
Le silence se fit. Assis tous les deux dans un parc, Jane venait de fêter ses dix-neuf ans. Beal allait bientôt en avoir vingt-deux. Ce dernier lui caressa lentement la joue avant que sa main ne vienne se perdre dans sa chevelure coupée courte.
« Pourquoi avoir coupé tes cheveux ?
- En signe de nouveau départ. Elle tourna la tête vers lui, son regard se plongeant dans le sien. Quand tu m'as raconté la fuite de ma famille, qu'en réalité personne n'était mort et que les cadavres dans la maison n'étaient pas les leur, je t'ai haï. Je t'ai haï de me l'avoir caché pendant un an et demi alors que j'étais persuadée qu'ils étaient morts. Et je t'en veux toujours de ne pas vouloir me dire où ils se trouvent. »
Beal retira sa main et se retourna pour se pencher en avant et poser ses coudes sur ses genoux, mains jointes devant lui.
« C'est plus compliqué que ça.
- C'est ce que tu me dis depuis deux mois, Beal. C'est ma famille. J'ai le droit de vouloir savoir où ils sont.
- En sécurité. Je ne peux pas t'en dire plus. »
Jane soupira en levant les yeux au ciel. Elle se laissa aller en arrière, posant son dos contre le dossier du banc. Derrière eux, des cris d'enfants jouant dans l'aire de jeux paraissaient comme un lointain souvenir pour eux deux. La discussion s'arrêta là.

Ces discussions étaient régulières. Découvrant avec horreur les dettes de sa famille, Jane se retrouva rapidement sans le sou. Elle arrêta les études et abandonna l'idée de reprendre le flambeau familial. Pour subvenir à ses besoins, elle dû vendre les quelques biens qu'il lui restait et dû se mettre à travailler. Pour une jeune fille comme elle qui n'avait jusqu'à lors connu que le cocon familial et l'oisiveté, se retrouver subitement projetée dans la vie active fut un choc. Malgré la présence de Beal qui continuait à la soutenir et l'aider, le stress s'accumulait.

« Tu ne comprends pas ! Je ne PEUX PAS me reposer, m'arrêter, aller boire un verre ou faire un tour à la piscine ! Je dois finir mon travail !
- Calme toi deux minutes et écoute moi Jane, bordel !
- Non ! Toi, écoute moi ! Elle pointa un doigt agressif sur lui. Du jour au lendemain tu es arrivé dans ma vie comme un preux chevalier, prétendant pouvoir me rendre heureuse et être capable de prendre soin de moi, tu as promis à ma mère que tu serais toujours là pour veiller sur moi !
- Et à ton avis je fais qu-
- J'ai pas fini, Beal Rockefeller ! Depuis que tu es entré dans ma vie, je ne cesse de trébucher, de tomber, de me faire mal, de me blesser, j'ai usé ma voix à force de hurler, j'ai abîmé mes mains qui au lieu de jouer du piano soulèvent des couronnes funéraires, j'ai perdu ma maison, ma famille, je n'ai plus d'avenir, tu as détruit tous mes rêves et mes espoirs, alors pourquoi, bon Dieu, POURQUOI est-ce que TOI tu es toujours là ?! Ne peux-tu pas simplement disparaître de ma vie et me laisser enfin en paix ?
- Non.
Beal restait droit. Il avait le regard plissé sous la douleur des accusations que Jane lui portait, mais il ne niait rien. Nullement stupéfaite de cette réaction, Jane attendit quand même quelques secondes, le souffle court. Elle avait l'espoir qu'il se passe quelque chose, qu'il cesse d'être un soldat et se montre un peu plus humain à son égard. Un soldat de qui ? De quoi ? Pour qui et pour quoi ? Les questions se faisaient toujours plus nombreuses et les réponses de moins en moins évidentes. Pour Jane, ce fut le silence de trop. Elle leva les bras au ciel en pestant puis se retourna.

Mais Beal ne comptait pas garder le silence éternellement. Surtout parce qu'il était venu lui annoncer quelque chose d'important.


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